Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 10:08

Je vis dans un monde trop noir

Je me sens seul je me sens triste quand vient le soir

La vie de la téci me rend morose

Edith j'te respecte mais la vie j'la vois pas rose

Quand je prends le tromé je vois des gens

Personne sourie personne rie c'est badant

Au fond de moi un souvenir me hante

Mine de rien à cause de ça j'ai une trop bonne descente

Et puis soudain j'entends comme un air qui résonne

Une mélodie sacrée que chanteraient pas les nonnes, John.

 

Cousinof Song, ouais.

Le son qui te fait mettre tes tongs

Cousinof Song, ouais.

Quand vient l'heure de sonner le gong

 

Parfois j'me pose devant la lété

Y a des émissions à paillettes et célébrités

J'me sens pas de leur monde

J'me sens pas belle, pas sexy, j'me sens pas blonde

Quoique je fasse c'est la même histoire

Je broie du noir, j'ai le cafard

Mais quand je suis vraiment à bout

Je tends l'oreille du fond de mon trou

J'entends alors une douce mélopée

Qui m'enlève toutes mes sombres pensées

 

Cousinof Song, ouais

ça revient comme au ping pong

Cousinof song, ouais

Aussi effrayant que King Kong

Cousinof song, ouais

Quand les minutes sont trop longues

Cousinof song, ouais

My ding ding dong.

Par A2lindt - Publié dans : DeS MoTs PoUr RirE
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 10:01

En fouillant dans mon petit carnet, j'ai retrouvé cette petite chanson écrite à trois mains dans une voiture en partance pour la Bretagne...

 

Cette année encore il est passé

Par la porte, la fenêtre ou la cheminée

Au pied du sapin, il nous a laissé

Des jouets chinois, des crayons, du papier

 

Tu sais il faut pas croire tes parents

Ils te mentent alors que tu n'es qu'un enfant

Ils voudraient que tu sois, que tu sois déjà grand

Mais crois moi le père Noël est bien vivant

 

Papa Noël que s'est il passé?

Cette année dis moi tu as craqué

As-tu vu notre âge, vieux papi gâteux

Tu n'as pas lu ma liste c'est vraiment fâcheux

 

Cette année il n'a pas chômé

Pour ses adieux, sa dernière tournée

Il l'a fini chez nous, au petit matin

Pour Santa Klaus Noël sent le sapin...

 

(refrain)

Le père Noël est grabataire

Nous on en a fait notre affaire

Oui c'est nous les mères Noël

Trois fois moins lourdes trois fois plus belles!

Par A2lindt - Publié dans : DeS MoTs PoUr RirE
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Samedi 8 mai 2010 6 08 /05 /Mai /2010 22:33

Monsieur Loyal prend sa retraite. Il tire sa révérence, un dernier tour de piste et puis s'en va. Usé, fatigué, désabusé. Comme son petit chapiteau qui tombe en lambeaux, comme ses fidèles artistes, comme ses vieux animaux qui ne tournent même plus en rond dans leur cage.

Monsieur Loyal se souvient de tous ces sourires, ces regards émerveillés accrochés au trapèze qui, là-haut, se balançait. Seul sous la toile, assis sur un banc cassé, il lui semble entendre encore les rires d'enfants qui emplissaient l'espace. Un frisson le parcourt.

Il ferme les yeux et le chapiteau d'un coup se remplit autour de lui. On s'agite, on s'impatiente, on crie. Le voilà qui entre sur scène. Il porte beau, tout de rouge vêtu. Sa voix puissante détonne. La musicalité de ses paroles capte l'attention du public sous le charme. Il est ce fil, rouge et tendu, sur lequel les artistes vont et viennent, numéro après numéro. Puis c'est le salut. Un tour de piste, les spectateurs sont debout. Quel succès! Un dernier au revoir et disparaissent tutus, nez de clown, tigres, massues et mono-cycles.

Quel silence tout à coup! Monsieur Loyal pousse un soupir. Tout autour de lui, les bancs vides prennent la poussière. Il tire sur ses manches effilées mille fois retroussées, dont le rouge a pris la couleur terne des vieux tapis qu'on a trop foulé. Il se revoit enfant, courant sur le bord de piste à la poursuite d'une poule imaginaire, dans un drôle de numéro qui rendait le public hilare.
Ah, si seulement il en avait eu lui, des enfants... Il ne serait pas ce vieil homme seul et triste de voir ce rêve qui part en miettes. Oui, mais c'était un homme de spectacle. Son bébé, c'était ce cirque, et ça, qui l'eût compris? Certainement pas ces amantes de passage, visiteuses attirées par cet univers merveilleux parce qu'inhabituel, surprenant, mais surtout éphémère. Qui l'aurait compris? Qui aurait partagé tout cet amour, cette passion, à part peut-être la femme à barbe ou Gina, la contorsionniste? Mais tout finirait toujours par se ternir.

 Monsieur Loyal abdique. Son royaume pour du repos. Il va s'installer dans une petite maison, en banlieue. Il aura la télé, un petit jardin, et une cage, avec son lion. Peut-être qu'il mettra quelques lampions qui scintilleront dans son jardin.. peut-être... Ceux du chapiteau vont bientôt s'éteindre, plongeant la piste pour toujours dans l'obscurité.

Monsieur Loyal a l'oeil brillant et le ventre noué. Le trac avant le grand saut. Pour la 1ère fois, la peur du vide le gagne. Le filet est rangé, plié, on ne fait plus semblant. Monsieur Loyal fait ses adieux. Il pose sa veste rouge pour un vieux peignoir sans goût, sans classe, sans couleur. L'étoile du cirque, tranquille s'éteint. Dans sa cage, le lion est morne ce soir.

Par A2lindt - Publié dans : DeS MoTs PoUr RieN
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /Nov /2009 23:04
Crapaud éructation Enquiquinement phosphorescence Lattent Prisme Fétichisme Pilule Pudibonderie Papauté Pullulement Caracoler
PéDILUVE Ribaude LILLIPUCIEN Pamplemousse Bilboquet Fanfreluche hypotalamo-hypophysaire pantoufle
Esperluette Triperie Pragmatique Libellule Sténographe Cramoisi Boursoufflé pimprenelle ....
Par A2lindt - Publié dans : DeS MoTs PoUr RieN
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /Nov /2009 17:45

Je vis parmi eux. Je me fonds dans la masse, sortant parfois la tête de l'eau pour happer un autre air, qui me restera en tête jusqu'à ce que la musique forte et prenante, s'empare à nouveau de moi. Je valse, je virevolte de l'un à l'autre. J'observe, j'écoute. J'entre dans la danse et me plie aux codes. Je tape du pied, on change de partenaires, je m'éclipse. Le métronome s'emballe. 
La musique est belle mais je ne suis plus dans le rythme.

Par A2lindt - Publié dans : DeS MoTs PoUr RieN
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Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /Juin /2009 14:49

Une page. Je n'ai même pas écrit une page.
Je papillonne. J'ai toujours été un tantinet déconcentrée. Comme un de ces mauvais jus de fruits qu'on achète parce qu'ils sont moins chers et que vous comprenez, c'est la crise, et puis en plus de ça on est étudiant, et puis de toute façon ça a le même goût, à peu de choses près.
Bref, je m'éparpille, encore une fois, et ma page reste blanche et bien blanche, hormis les quelques traits de ci de là qui n'apportent rien si ce n'est un peu moins de froideur à cette page hostile.
Je m'égare.
Nous sommes le 2 juin, je n'avance pas d'un poil, j'ai plutôt le mémoire qui flanche et les idées pas claires du tout.
Nous sommes le 2 juin, et aujourd'hui ma Poupette est une grande. Moi je tourne en rond devant ma copie, je tourne pas rond dans mes propos, j'avalerai tout rond une part de gateau en son honneur.
Ma poupette est une grande. Moi je la revois encore en train de me courir après avec un maillet, furieuse pour je ne sais quelle raison, prête à me démolir. Ma Poupette est une grande. Ca fait bien longtemps que je ne compte plus les centimètres que l'éloignent toujours un peu plus de moi, mais elle restait ma Poupette, dans le fond. D'ailleurs, Poupette, c'est un sobriquet qui me fait sourire quand je l'entends, un surnom qui sonne comme une bêtise que l'on a fait étant petit et pour laquelle on rit bêtement en se cachant le visage. Poupette, ça rime avec galipette et chaussette, avec rillettes, couettes, pouet, avec des sornettes et des devinettes, des mots chouettes et pirouette cacahouète.
Ma Poupette est une grande. Ca fait longtemps que je le sais, que je la vois changer et que je l'admire chaque jour un peu plus, même quand ses paroles m'agacent et piquent où ça fait mal. Ma Poupette, elle est forte. Elle est belle. Elle est intelligente. Et elle sait.
Bon anniversaire. Mais s'il te plait, je te demande une faveur. Même si tu es grande, reste ma Poupette.

Par A2lindt - Publié dans : DeS MoTs PoUr LUi, pour Elle, pour Eux
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Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /Juin /2009 14:35

J'aime prendre le bus. Il s'y passe toujours quelque chose. Et quand il ne s'y passe rien, il suffit de se laisser bercer par le bruit du moteur et le brouhaha ambiant pour voyager bien au-delà du terminus.

A croire que la route est ma muse.

Le bus file dans la ville.
Il va plus vite que la nuit qui tombe après la pluie.
J'observe la ville qui défile.
Les passants cachés sous leurs sombres parapluies fuient le trottoir qui luit.
Je me défile, temps trop hostile.
J'observe de mon intérieur sec et lumineux. Tel un poisson aquaphobe je me terre dans mon bocal sans eau, je tourne en rond, je m'empare de la banalité de la situation et efface le déjà-vu pour sans cesse créer du nouveau, de l'inédit, de l'action.

Enfoncée dans mon canapé public, je m'oublie, devant ma télé allumée sur une réalité qui me ferait presque rêver. Moi aussi, j'aspire à être comme eux. L'anonymat sous la pluie, un bain pour foule, la course, et pluie plus rien.

Ca s'agite, ça s'affole, ça s'excite, ça m'étonne.
 

Par A2lindt - Publié dans : DeS MoTs PoUr LUi, pour Elle, pour Eux
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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 16:11
Bernard est bordélique.
Sa vie est un capharnaüm où s'entreposent un tas de choses. Le balai, il le passe sur les feuilles mortes accumulées dans les recoins de son existence, et s'en sert pour écrire de jolies chansons qui parlent de gens, d'espoirs et de pannes de courant.
Bernard a le désordre fécond. J'imagine qu'il est claustrophobe. Les cases l'emprisonnent et brident son imagination, il saute de l'une à l'autre en évitant les tours adverses, faisant preuve sans cesse d'imagination pour s'échapper.

Bernard est jaloux et rancunier.
Il tombe amoureux des gens comme si la gravité s'en mêlait et l'attirait inévitablement au sol. Et lui quand il aime, il ne compte pas qu'on reste de marbre. Il a besoin de ces gestes, de ces mots. La crainte en poche, la main sur le téléphone sans crédit il est de ceux là qui ont besoin d'un signe le matin, même infime, c'est certain.
Bernard a le sentiment sur la main et la larme à l'oeil quand s'en vient le sommeil, ou pire, quand s'annonce la fin. Alors surtout, ne lui parlez pas de happy end.

Bernard est prétentieux.
Il aime qu'on l'admire, souhaiterait qu'on l'adule. Instrument de séduction toujours en bandoulière, il use de sa voix de sirène pour attirer les marins, les femmes et tous ceux qui hantent les quais à la mer, et les faire embarquer vers une traversée euphorisante. Sa musique adoucit la peur et nous fera tous chavirer en choeur. Que c'est bon, alors! Laissez le donc prétendre à ce qu'il veut ce garçon, s'il a les bras assez haut levés et qu'il sait les garder ainsi, alors l'ambition sera son alliée.

Bernard est mon ami.
Je sais qu'il est là, quelque part, pas loin, une fin de cigarette dans la bouche et ses boucles désordonnées comme au premier jour. Bernard écrit parfois des chansons sur ses amis, parfois de vraies chansons, parfois des mièvreries de chanteur pour midinettes. Moi j'écris des mièvreries à mes amis. Bernard sait que je suis un coup de vent. Il ne m'en veut pas, ou pas vraiment. Il boude virtuellement et oublie ses écrits dans la vraie vie. Je préfère.
Alors Bernard, prends ta guitare, et puis on chantera tes chansons, même si c'est pas dans la bonne tonalité pour moi et que tu t'en fous, même si je chante pas fort et que ta guitare est désaccordée, même si on nous vire parce qu'il est tard, même si on a trop bu et qu'on s'aime fort parce qu'on a le doubifeeling, même si... 

Bernard est germaniste.
Une drôle d'idée lui a traversé l'esprit et voilà qu'il s'en ira bientôt au pays des teutons, un tantinet tanté qu'il est de tester la tourista de l'est.

Bernard, tu me manques. Excuse-moi de tout faire de travers.

ps: Si tu peux, ramènes-moi une bonne bière et un bretzel...

Par A2lindt - Publié dans : DeS MoTs PoUr LUi, pour Elle, pour Eux
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Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /Avr /2009 10:59
Les humains sont des êtres possessifs. Un besoin inéluctable de disposer d'autrui, de le savoir sien. Après tout c'est rassurant d'avoir toujours quelqu'un sous la main. Pouvoir l'abreuver de ses complaintes pathétiques, se sentir aimé, soutenu, entouré. Mais pas de trop non plus.
        [J'aime ma liberté]

Déjà il s'imagine qu'il peut tout me raconter. Où va t-il chercher ça? Il n'est pas là pour ça. J'aurai toujours vécu pire, alors plains moi. Tu veux fuir? Si tu fuis, tant pis. Je trouverai quelqu'un d'autre à qui conter ta lâcheté et la souffrance que tu auras causé.
        [J'ai le nombril décentré et un besoin absolu d'en parler]
Par A2lindt - Publié dans : DeS MoTs PoUr RieN
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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 16:30
J'ai fait le tour du monde. Guatemala, Sénégal, Serbie, Thaïlande... J'ai l'exotisme dans la peau.
Comment se concentrer sur ces tâches si terre à terre, tellement inutiles là-bas. Je ferme les yeux et me revoici dans les Andes. Je sursaute face à la taille du scorpion dans la bassine, un petit frisson. Je clique sur la croix.Je vais et je viens, de l'Afrique à l'Amérique, un détour par l'Europe de l'Est et me revoilà dans mon bureau, face à mes dossiers qui s'empilent et me ramènent à la réalité du moment.
Moi aussi je partirai. J'irai les aider : Mariam, au Sénégal ou bien Paolo, en Argentine. A moins que ce ne soit Hannah, au Maroc.
Pour l'instant, j'en reviens à mes dossiers, à ces photos à trier, cet évènement à organiser, cet article à rédiger, ces Sénégalais à contacter, ce plan de communication à élaborer, ce.... Organisation. méthode. Rigueur. La barbe.
J'étais mieux au Burundi.

Par A2lindt - Publié dans : DeS MoTs PoUr RieN
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Dimanche 22 mars 2009 7 22 /03 /Mars /2009 22:32
21h32. Encore et toujours ce bus 28, et Françoise au volant, ou Vanessa, je ne sais plus. Bus 28 direction où tu veux je m'en fous, je suis, et j'en suis!
Allez Vanessa, emmène moi au  bout de la terre, emmène moi au pays des merveilles, il me semble que la misère serait moins pénible au soleil...
Muscat mon ami, tu te joues de moi. Tu me fais rire tu sais.
Par A2lindt - Publié dans : DeS MoTs PoUrRis
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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /Mars /2009 16:58

Journée interminablement pénible.

Il est 18h00. Merde, je suis à la bourre. Mon bus aussi, ça tombe bien. Je m'engouffre dans la machine la dernière, les portes se referment sur la masse humaine collée-serrée entre 4 parois recouvertes d'une épaisse buée. Je reste à l'avant, la foule dense m'empêchant de progresser. Je me retourne et découvre avec étonnement notre pilote, celle à qui je confie ma vie pour quelques instants.

Il est 18h00. Merde, c'est l'heure où il ne fait pas bon être en voiture ou en bus dans les rues de Lyon. Déjà la chauffeuse commence à pester contre le feu vert qu'elle a manqué et qu'il va falloir de nouveau guetter avec une vigilance de temps de guerre.

La chauffeuse est une grande rousse aux ongles violets, je lui donne la quarantaine bien tassée. Elle tapote nerveusement le volant en fredonnant sur de la house qui passe à la radio. Je l'imagine en discothèque avec ses copines aux cheveux bleu et rouge en train de se trémousser sur la version tectonique des Lacs du Conemara, je souris.

Toujours pris entre deux flots de voitures, le bus stagne au feu rouge, puis vert, puis de nouveau rouge. Françoise, parce qu'elle a une tête à s'appeler Françoise, maudit cette journée qui n'en finit pas. Elle fait de grands signes aux ridicules automobilistes qui osent la klaxonner, défiant sa machine avec leurs misérables pots de yaourt.

Toujours aux premières loges, j'observe et vit la scène avec beaucoup d'intérêt.

Françoise décide de reprendre les choses en mains et passe la seconde. Le fond musical sur rythme de boum boum dans ta benz benz benz y est sans doute pour beaucoup.

Quelques mètres gagnés, et déjà voilà le bus immobilisé, cette fois-ci au beau milieu des voies du tramway, histoire d'augmenter encore un peu la probabilité de percuter un autre véhicule. Je ne vois pas ma vie défiler, trop occupée à guetter le moindre geste de l'héroïne du jour.

Le bus s'ébranle et nous repartons à allure d'escargot, mais progressant tout de même mètre par mètre. Les nerfs de Françoise tiennent le choc. Mais pour combien de temps encore?

On s'approche de la gare, lorsque le miracle se produit. Le téléphone du bus sonne, délivrance pour Françoise. « Allo, oui, c'est Vanessa, voiture 7 ». Je tombe des nues, alors que la phrase se répète en boucle dans ma tête. Vanessa. Non, non, ce n'est pas possible. Je me repasse les deux minutes de film écoulées et dévisage longuement la protagoniste. Vanessa. Les cheveux roux bouclés, le vernis violet, les bagues, les bijoux... tout se tient. Un silence, Vanessa est accroché à son téléphone, qui est lui même accroché à la structure du bus. Elle hoche la tête, j'attends qu'elle intervienne, majestueuse. J'imagine qu'on la tient au courant de la situation des autres bus de la ligne et de son avenir proche. Et puis qu'on lui demande comment ça se passe pour elle... « Je suis pleine, je suis très pleine! ». Ces trois mots, et elle raccroche. « Vanessa, tu es magique », me dis-je intérieurement. Merci Vanessa. Encore quelques arrêts avant que je descende, quelques instants dont il faut profiter, ne pas perdre une miette. Mais zut, la circulation est désormais fluide, et Vanessa semble plus pressée que jamais de nous emmener à destination. On arrive en trombe, et Vanessa invite tout le monde sortir, d'une voix qui restera à jamais gravée dans ma mémoire. « MERCI BONSOIR! SORTEZ! UN AUTRE BUS ARRIVE DERRIERE! ALORS DESCENDEZ! MERCI! SORTEZ! UN AUTRE BUUUUS! DERRIERE! »

Les portes se referment, le bus démarre en 3ème et tourne rapidement au coin de la rue. Je reste plantée là, le sourire aux lèvres.

Merci Vanessa. Tu as sauvé ma journée.

Par A2lindt - Publié dans : DeS MoTs PoUr RirE
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Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /Mars /2009 22:13
Je ricoche une puis deux puis trois fois
L'onde se répand autour de moi
Je ricoche une puis deux puis trois fois
Une fois de plus et je me noie
Par A2lindt - Publié dans : DeS MoTs PoUr RieN
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Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /Mars /2009 19:20
J'accumule des choses. Je les entasse, je les empile. Je voulais ranger, chaque jour je pensais le faire, le lendemain sans aucun doute, mais j'ai vite été dépassée, submergée. Alors j'ai laissé les choses se déposer, en me disant que j'apprendrai à m'organiser sur le tas.
J'accumule des souvenirs, des rires, des mots, des signatures, des anecdotes, quelques blagues qui se font rapidement la malle, j'accumule des amis, des photos, des activités, du travail en retard, des choses à faire, des listes de ces choses à faire...
J'accumule, et parfois, le dessous du tas disparaît un peu, comme pour faire de la place. Alors je fouille, j'envoie tout valdinguer, je tente de retrouver dans mon capharnaüm les miettes de souvenir, ce regard, cette voix, cette odeur, cet instant, cette sensation...
Mais trop tard, il ne me reste que le vague souvenir d'un souvenir.Etrange.

Il faut vraiment que je range. On verra demain?
Par A2lindt - Publié dans : DeS MoTs PoUr RieN
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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /Jan /2009 00:30

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Un point, c'est tout.
Par A2lindt - Publié dans : DeS MoTs PoUr RirE
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